La table ronde de vendredi dernier portait comme ligne de réflexion le paragraphe suivant :
Si l’art reflète la société, certains décident de l’utiliser afin de la changer. Peut-on envisager les médiums artistiques comme des outils efficaces d’intervention permettant d’aborder autrement les problématiques et de favoriser les liens sociaux ? L’art est-il un moyen privilégié d’activisme et d’engagement ? Qu’en est-il du rayonnement et de l’impact de l’art engagé, de l’art communautaire, de l’art au service du développement durable ? Venez enrichir votre réflexion sur le sujet par le biais de trois témoignages et d’images illustrant des pratiques artistiques novatrices !
La table était mise pour trois présentations d’environ 20 minutes chacune : Annie Roy d’Action terroriste socialement acceptable (ATSA), Mathieu Rindeau de la Coop Les Vivaces et nous, LEVIER, représenté par Devora (co-directrice de Engrenage Noir / LEVIER), Aleksandra (agente de développement à la Société Elizabeth Fry du Québec) et Carole (participante à deux ateliers du projet Agir par l’imAGinaIRe).
Vingt minutes pour présenter un projet qui nous a pris un an de discussion, de rédaction et de demandes de financements / partenariat, c’est bien peu! Nous avons divisé le contenu en trois parties pour aborder les points suivants : 1 - comment le projet est-il né; en quoi consiste-t-il ; qui l’appuie ; 2 - qu’est-ce qui a motivé Carole à s’y impliquer ; comment s’est déroulée l’expérience et qu’est-ce qu’elle lui a apporté ; qu’est-ce qu’elle souhaiterait que son œuvre change dans la société ; 3 - dans quelles conditions LEVIER pense-t-il qu’il soit approprié d’utiliser l’art comme moyen d’intervention et finalement, quels sont les projets de LEVIER dans les mois à venir.
Carole a brièvement exposé trois œuvres dont une série de photos sur la pauvreté et un slam exprimant son état d’âme «entre les murs». Elle a fini en présentant la photo d’un téléphone public avec une enseigne ajoutée par Photoshop «Interdiction d’appeler qui je veux», qu’elle a accompagné d’une explication de son statut légal du moment. En effet, Carole étant en libération conditionnelle, possède une condition de non-association. En gros, cela implique qu’elle ne peut pas être seule, en présence d’une personne ayant un dossier criminel et donc, à chaque fois qu’elle fait une nouvelle rencontre, la loi l’oblige de s’informer auprès de la personne – dans les 10 premières minutes de sa conversation! – si elle aussi détient un dossier. Dans 6 semaines Carole terminera son mandat fédéral et pourra reprendre une vie sociale normale. D’ici là, elle risque sa liberté à chaque nouvelle rencontre ! «Où est donc la transition ?», se demande-t-elle.
Série de photographies sur la pauvreté
Extrait du slam de Carole

Photographie “Interdiction d’appeler qui je veux”

Nous vous proposons d’écouter quelques extraits de la table ronde et nous vous prions de nous excuser pour la mauvaise qualité de l’enregistrement.
Comment le projet Agir par l’imAGinaIRe est-il né et en quoi il consiste ?
Agir - comment est-il né ? (fichier audio)
Agir - en quoi ça consiste? (fichier audio)
Qu’est-ce qui a motivé Carole de s’y impliquer ? Comment s’est déroulée l’expérience et qu’est-ce qu’elle lui a apportée ? Qu’est-ce qu’elle souhaiterait que son œuvre change dans la société ?
Témoignage de Carole (fichier audio)
La formation et le suivi des artistes, ainsi que les questions éthiques reliées à un projet d’art communautaire.
LEVIER et les artistes impliqués (fichier audio)