Impressions sur l’IDEA 2010 par Dominique Malacort22 juillet 2010 Ça fait déjà quelques jours que nous sommes à Belèm mais le congrès n’a pas réellement commencé que depuis 2 jours. Il fait chaud - un peu comme à Montréal lors de la dernière canicule. Le congrès se passe à différentes places de la ville : à l’université, à la casa de Linguagem au centre ville, dans différents théâtre… Bref les lieux sont très dispersés. Nous avons deux choix : prendre des taxis coûteux ou prendre les bus locaux - deux congressistes se sont fait braquer…
En gros, beaucoup de hauts et de bas, de la désorganisation totale et de riches rencontres… Je suis à l’affût des pratiques de théâtre communautaire dans les pays latino. C’est une des raisons pour laquelle je suis ici. Du réseau latino-américain de teatro comunitario, il y a deux personnes : Adhemar Bianchi, le directeur du teatro Catalina Sur de Buenos Aires et Julia Victoria Escobar Holguin. Elle vient du Guatemala. Devora et moi allons la rencontrer. Si vous voulez avoir une idée de ce qu’elle fait, vous pouvez visiter le www.cajaludica.org. Sinon, j’ai aussi rencontré une jeune femme qui fait elle aussi du théâtre communautaire mais cette fois au Pérou. Elle travaille avec les autochtones. Elle est très simple et directe. Dans son groupe, il n’y a pas de “director”. Son groupe préfère l’horizontalité. On va la rencontrer demain. On a un petit faible pour elle. Parallèlement à cette recherche de partenaire potentiel, j’ai eu de belles discussions avec Devora concernant les critères d’échange. Engrenage Noir / LEVIER recherche des partenaires qui partagent les mêmes valeurs - lutte à la pauvreté, projets partant de la communauté, etc. Nous avons aussi soulevé des critères comme l’éthique interne (pas de gourou), la transparence du budget, le modèle de création riche (développement de la culture populaire) et accessible permettant un passage concret entre la transformation individuelle et collective, le type de partenariat déjà entamé avec un autre organisme du Québec, etc. A part ça, je me pose et me repose la question de l’importance de créer des réseaux… Je reste persuadée de la nécessité de créer des liens entre les différentes pratiques et entre les différents praticiens… Le congrès permet de faire des liens et d’établir des contacts, mais ça prend une sacrée dose de patience parce que la désorganisation est constante. Tout ici est question de hasard. Aujourd’hui nous étions divisés en 6 groupes pour visiter les îles. Je me suis baignée dans les eaux chaudes de l’Amazonie. Hyper agréable ! … La plus grande réserve d’eau douce de la planète. J’ai jasé assez longtemps avec Véronique Leduc (d’Agir par l’imAGinaIRe) mais autour de moi, j’avais l’impression d’être dans une colonie de vacances pour adultes… ou un Club Med. La motivation des gens qui vont (qui font) les congrès me laisse perplexe. |

