Belém |
Un jour avant l’ouverture du Forum social mondial à Bélem27 janvier 2009 de Johanne, l’une des quatre représentatrices de LEVIER au Forum L’atmosphère à Bélem se ressent peu à peu de l’arrivée de ces milliers de personnes venues participer à cette nouvelle édition du Forum social mondial, de retour au Brésil d’où il origine, mais avec cette caractéristique : la participation des peuples de l’Amazonie. Comme il est écrit dans le programme du Forum, « Le FSM 2009 aura lieu dans un contexte de plusieurs crises mondiales… Tout indique que nous sommes face à une crise du modèle de civilisation… Plus que jamais, il est l’heure de changer le cap.» Tout un objectif ! Le Forum a ceci de particulier et d’intéressant qu’il cherche à permettre l’émergence d’autres façons d’être ensemble sur cette planète dans la manière même de faire les choses : les activités proposées sont autogérées, il y a respect de la diversité des démarches proposées, du simple geste au militantisme plus international (ce qui ne semble pas nécessairement un point acquis), on évite toute forme de hiérarchie, tout le monde est responsable de sa propre participation et de la bonne marche du Forum, et aucune proposition commune ne sera avancée, le Forum étant d’abord un lieu d’échange afin de permettre les convergences entre groupes partageant les mêmes affinités. Ce dont je suis à la recherche ici : un autre «LEVIER» qui, dans un autre pays, fait un peu le même type de travail que nous à Montréal. Bonne chance… Entre-temps, nous nous immergeons ici, à l’auberge où nous demeurons, dans le domaine de l’économie solidaire, car tous les résidents travaillent dans ce domaine : Français, Espagnols, Vénézuélien, Luxembourgeois, Catalans, Belges, Péruviens… Les photos ci-jointes témoignent de l’ambiance qui s’installe peu à peu sur les campus des universités où se tiendront la majorité des activités : mélanges des cultures, travail bénévole considérable pour rassembler les documents remis aux participants (à remarquer la tonne de sacs empilés, en attente d’être remplis), dont le monstrueux programme compilant les plus de 2000 activités inscrites, le gymnase où se fait l’enregistrement des participants, une vue (fort partielle) du Campement de la jeunesse, avec ses tentes colorées (à noter qu’hier encore, il n’y avait aucune installation sanitaire sur place, seulement des douches!), un des divers moyens de transport utilisés pour se rendre à Bélem… Le Forum s’ouvre officiellement aujourd’hui, avec la traditionnelle marche réunissant tous les participants. À suivre… |
Participation d’Engrenage Noir - LEVIER au Forum social mondial à Bélem12 janvier 2009 Engrenage Noir - LEVIER participera au prochain Forum social mondial qui se tiendra à Bélem (Brésil) du 27 janvier au 1er février 2009, en offrant un atelier intitulé «L’ART COMMUNAUTAIRE COMME UN OUTIL DANS LA LUTTE À LA PAUVRETÉ ET À L’EXCLUSION SOCIALE». S’envoleront pour le Brésil afin d’animer cet atelier quatre personnes (incluant des participantes de projets soutenus par LEVIER) : - Johanne Chagnon, pour présenter le travail de LEVIER et son volet «De notre vivant», et également présenter le projet d’art communautaire réalisé avec l’organisme le CARRÉ (avec projection du vidéo-bilan du projet à l’appui); - Maria, une des participantes du projet d’art communautaire réalisé avec l’organisme La rue des femmes (avec projection du vidéo-bilan du projet à l’appui); - Laea Morris, une des participantes du projet d’art communautaire réalisé avec l’organisme À deux mains (avec projection du vidéo-bilan du projet à l’appui); - Aleks Zajko, de la Société Elizabeth Fry du Québec à laquelle s’est joint Engrenage Noir pour organiser le projet Agir par l’imAGinaIRe visant à lutter contre la criminalisation de la pauvreté (du matériel déjà réalisé dans le cadre de ce projet en cours sera présenté lors de l’atelier). Cette participation au Forum social mondial étend le travail de prise de parole entrepris dans le cadre de projets soutenus par LEVIER, en permettant notamment à deux participantes (plutôt que deux artistes) d’aller parler de leur cheminement dans le cadre d’un événement mondial. C’est un point qui mérite d’être souligné. Cette présence de LEVIER vise également à se mettre en contact avec d’autres organismes, hors du Québec, qui oeuvrent dans le même domaine, soit la lutte à la pauvreté par le biais de l’art. Des retombées sont donc à prévoir pour le réseau d’art communautaire au Québec… |

