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	<title>Levier</title>
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	<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:05:07 +0000</pubDate>
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		<title>COMPTE-RENDU DE LA TROISIÈME ACTIVITÉ « POST-LANCEMENT »</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 17:49:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johanne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le troisième et dernier compte-rendu des activités «post-lancement» offertes par LEVIER à l’automne 2011, à la suite du lancement de sa publication, Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs.  Pour les personnes qui n’ont pu y être, en espérant que ce compte-rendu  vous donnera un aperçu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="font-family: Arial; color: black;">Voici le troisième et dernier compte-rendu des activit</span><span style="color: black;">é</span><span style="font-family: Arial; color: black;">s </span><span style="color: black;">«</span><span style="font-family: Arial; color: black;">post-lancement</span><span style="color: black;">»</span><span style="font-family: Arial; color: black;"> offertes par LEVIER </span><span style="color: black;">à</span><span style="font-family: Arial; color: black;"> l’automne 2011, </span><span style="color: black;">à</span> la suite du lancement de sa publication, <a href="http://www.engrenagenoir.ca/levier/publications" target="_blank">Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs</a>.  Pour les personnes qui n’ont pu y être, en espérant que ce compte-rendu  vous donnera un aperçu de la teneur de cet atelier portant sur la résolution de conflits.</em></p>
<h2><strong>Créativité collective et collaboration – </strong></h2>
<h2><strong>Manifester, célébrer et transformer l’énergie</strong></h2>
<p>avec Judy Ringer</p>
<p>du 11 au 13 novembre 2011</p>
<p><em>un compte-rendu personnel de Lilly Picts</em> (<a href="http://lillypicts.tumblr.com/">http://www.lillypicts.tumblr.com</a>)</p>
<p>Récemment, pour postuler à un emploi, on me demandait d’écrire à propos de mes habiletés et de mes limites en ce qui concerne la résolution de conflits. J’ai écrit qu’en situation de conflit, je désirais que tout soit réglé le plus vite possible et que par conséquent j’avais tendance à me soumettre, que j’étais prête à tout pour me sentir aimée à nouveau, pour que ça s’arrête! Après avoir participé à l’atelier de Judy Ringer « Créativité collective et collaboration; Manifester, célébrer et transformer l’énergie », je sais que d’autres avenues me sont possibles désormais et j’espère avoir la force et le courage d’en essayer quelques-unes.</p>
<div class="slideshow">
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<p><span id="more-5076"></span></p>
<p>Le premier soir de l’atelier, Judy nous a présenté le concept suivant: utiliser l’aïkido comme une métaphore pour composer avec les conflits. Elle avait écrit sur le tableau les questions suivantes : « Comment faire pour atteindre une force intérieure qui nous permette d’être davantage présent-es aux autres? » « Comment faire pour choisir d’être centré-es quand nous en avons besoin? » Nous avons pris le temps de réfléchir à ce que nous aimerions retirer de l’atelier et de l’exprimer; Judy a écrit ce que nous disions sur de grandes feuilles qu’elle a affichées aux murs du studio, nous invitant à rajouter autre chose au besoin tout au long du week-end. On pouvait lire parmi les désirs exprimés : savoir quoi faire pour retrouver du pouvoir quand on se sent soumis-e ; faire la différence entre un état connecté ou centré et son contraire, et en être plus conscient-e ; trouver le « bouton magique » pour se centrer; explorer les raisons et les moments où on arrête de respirer; quoi faire par rapport au blâme et au jugement des autres et de soi-même; comment composer avec sa propre colère.</p>
<p>Le deuxième jour, la question suivante nous attendait sur le tableau: « Comment connecter avec une autre personne de façon à ce que je sois davantage présent-e à moi-même grâce à cette expérience? (Comment faire pour ne pas me perdre moi-même?) »</p>
<p>Tout au long de la journée, Judy n’a cessé de nous démontrer diverses façons de faire face aux conflits qui se produisent dans notre vie, qu’ils soient internes ou externes. Aïkido signifie « se fondre (ou s’harmoniser) avec l’énergie », ki signifiant « énergie ». Judy nous a donné des outils pour rediriger l’énergie qui arrive sur nous, au plan physique en utilisant les prises et les techniques de l’aïkido, puis au plan métaphorique du discours, de la philosophie. Elle nous a enseigné à trouver notre centre et à étendre notre ki à partir de ce centre grâce à des exercices comme celui du « bras impossible à plier ». En trouvant notre centre, nous pouvions garder notre force sans tension ni effort. L’aïkido, nous a dit Judy, est « l’art de la paix ».</p>
<div class="slideshow">
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<p>Le « bras impossible à plier » : en équipe de deux, un des partenaires tenait son bras tendu à l’horizontale en face de lui, à la hauteur de l’épaule. L’autre partenaire devait placer une main sur le bras en haut du coude, l’autre main sous le bras, en bas du coude (ou l’inverse) et essayer, en utilisant sa force, de faire plier le bras tendu, et il réussissait à le faire. Nous avons répété l’exercice en ajoutant l’instruction suivante : la personne dont le bras était tendu devait établir la connexion avec son centre avant que son partenaire n’essaie de faire plier son bras, et maintenir cette connexion pendant la manœuvre de l’autre. La personne « plieuse de bras » était encouragée à appliquer la même force que la première fois. En établissant une connexion avec notre centre et en utilisant cette force de vie énergétique, nous pouvions garder notre bras tendu sans effort ni « muscle », ou avec peu d’effort; notre partenaire était incapable de faire plier notre bras, même en utilisant la même pression que la première fois.</p>
<p>Essayez-le.</p>
<p>Qu’est-ce le centre et où est-il? Où et comment trouver en soi cette force de vie? Doit-on se trouver dans une « position parfaite » (pieds écartés à la largeur des hanches, bien posés sur le sol, les genoux légèrement fléchis) pour être centré-e, ou peut-on l’être peu importe les circonstances? Où se trouve la respiration?</p>
<p>Un autre exercice à deux consistait à se tenir face à face, une main connectée à celle de l’autre, nous poussions à force égale. Puis, l’un des deux devait arrêter de pousser et avancer vers son partenaire, les bras connectés (le nôtre et celui de l’autre) se retrouvant sur le côté. Cela pourrait rappeler ce qui se passe quand on déverrouille soudainement une porte de l’autre côté de laquelle quelqu’un poussait fortement, cette personne entrant alors en coup de vent pour tomber par terre, situation très comique pour tout le monde sauf la personne qui en subit la douleur et l’humiliation. L’exercice de Judy était fondamentalement différent : quand on arrête de pousser et qu’on avance vers son partenaire, on guide l’énergie de l’autre sur le côté tout en restant en lien; en bougeant avec l’autre, on « rend l’attaque inoffensive sans faire mal à l’autre ». Une autre version de l’exercice nous amenait à bouger un peu plus, marchant ensemble dans une direction, puis dans la direction opposée; le mantra suivant accompagnait le mouvement : « Je pense que j’ai raison, tu penses que tu as raison, je vais regarder ton point de vue, puis je vais te montrer le mien. » Au cours de ces exercices, un des multiples éléments intéressants à observer était la pression que nous étions prêts à endurer avant de changer de méthodologie.</p>
<p>De l’énergie négative ou positive? Ou simplement de l’énergie? Judy nous a expliqué que lorsque nous parlons d’énergie négative, il s’agit d’un jugement; la personne qui donne cette énergie est simplement en train de faire de son mieux et ne possède pas de meilleures habiletés. Il est utile d’accepter cela, tout comme d’adopter une méthodologie consistant à guider l’énergie plutôt qu’à y résister. Garder son centre permet de composer avec l’énergie sans la juger.</p>
<p>Le troisième et dernier jour, la question au tableau allait comme suit : « Comment mon travail aide-t-il les autres à surmonter les barrières à la collaboration créative? »</p>
<p>Nous avons terminé le week-end par des exercices de visualisation. Judy nous a demandé d’imaginer où nous serions dans un an et d’écrire là-dessus; puis, en petits groupes, nous avons parlé de cette année fictive au passé : nous étions en novembre 2012 et venions de croiser une personne rencontrée lors de l’atelier, à qui nous racontions l’année qui venait de s’écouler. Judy nous encourage à utiliser la visualisation comme méthode pour réaliser nos désirs, en nous visualisant déjà rendu-es.</p>
<p>En équipe de deux, nous avons tenté de traverser la pièce tandis que notre partenaire essayait de nous retenir en s’accrochant à nous par-derrière. Ensuite, nous avons recommencé cette tentative de traversée en partant du ki : c’était tellement plus facile, tout le monde glissait à travers la salle. Puis, nous avons confié à notre partenaire nos insécurités les plus profondes, les plus terribles (dans la mesure où nous étions à l’aise de le faire!) et tandis que nous essayons de bouger à partir du ki, l’autre nous chuchotait à l’oreille des messages basés sur nos peurs. Nous bougions quand même. Ces peurs à nos oreilles nous ramenaient à notre détermination à rester centré-es et à avancer malgré tout, devenant cet « enseignant improbable ». Entendre nos peurs plutôt que de les écraser, reconnaître que oui, notre bagage est encore là, mais qu’il ne nous arrête pas. La conclusion de Judy : « Quand nous restons centré-es et connecté-es à notre objectif, il n’y a pas grand-chose qui puisse nous arrêter. »</p>
<p>Vous pouvez en apprendre davantage sur le travail de Judy dans son livre <em>Unlikely Teachers</em> et sur son site, <a href="http://www.judyringer.com/">www.judyringer.com</a>.</p>
<p>Traduction : Jacinthe Laforte</p>
<p>Photos : Judy Ringer, Albert Delaney, III et Johanne Chagnon<!--more--></p>
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		<title>COMPTE-RENDU DE LA DEUXIÈME ACTIVITÉ « POST-LANCEMENT »</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 17:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johanne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le deuxième de trois comptes-rendus des activités «post-lancement» offertes par LEVIER à l’automne 2011, à la suite du lancement de sa publication, Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs. Pour les personnes qui n&#8217;ont pu y être, en espérant que ce compte-rendu vous donnera un aperçu de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial; color: black;">Voici le deuxième de trois comptes-rendus des activit</span><span style="color: black;">é</span><span style="font-family: Arial; color: black;">s </span><span style="color: black;">«</span><span style="font-family: Arial; color: black;">post-lancement</span><span style="color: black;">»</span><span style="font-family: Arial; color: black;"> offertes par LEVIER </span><span style="color: black;">à</span><span style="font-family: Arial; color: black;"> l’automne 2011, </span><span style="color: black;">à</span> la suite du lancement de sa publication, <a href="../publications" target="_self"><em>Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs</em></a>. Pour les personnes qui n&#8217;ont pu y être, en espérant que ce compte-rendu vous donnera un aperçu de la teneur de cet atelier, sur l&#8217;activisme et l&#8217;écoute, sur l&#8217;anarchisme et la responsabilité.</p>
<h1><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: windowtext;">Mon Soma (ou Les Débuts du « nous »)</span></h1>
<h2 class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: Times; color: #000000;">Adriana Disman</span></h2>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">D’abord, il faut dire ce qui suit :</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ce texte n’est pas un compte-rendu exhaustif de l’atelier SOMA animé par Jorge Goia en octobre 2011 à l’initiative de LEVIER. Ce texte est intrinsèquement défectueux dû aux lacunes de la mémoire et intrinsèquement vrai à travers le regard d’un individu. Ce texte utilise souvent le terme « début » parce que, pour moi, SOMA a généré de nombreux débuts. Le texte s’inspire des paroles dites par Goia, par les participants à l’atelier, ce que j’ai lu, entendu, vu et ainsi, je ne sais plus où mes mots commencent et où ceux des autres finissent.</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ce texte appartient au « nous ».</span></em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><div class="slideshow">
<div class="slideshow" id="so58_7" style="width:320px; height:240px;">
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</script></span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-5045"></span><strong><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Roberto Freire (ou Petite mise en contexte)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">« Le terme Soma vient du grec et signifie la totalité de l’être dans son sens le plus large et le plus complet - le corps et ses extensions, ses relations, ses idéaux, ses rêves, ses compétences – d’abord et avant tout, le corps comme source de désir et de douleur et les aventures qu’il permet par le biais de la dynamique entre risque et sécurité. Il n’y a pas de séparation hiérarchique entre l’esprit, le corps, l’âme, l’émotion, les sentiments, peu importe : SOMA est antonyme à la psyché dans ce sens que SOMA se concentre sur le matériel, le palpable, le visible, le vivant. »</span></em><em><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">(</span></em><em><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">1)</span></em><em></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Développé par Roberto Freire dans les années 1970, SOMA tel que nous le connaissons maintenant est le résultat des recherches de Freire afin de trouver des moyens d’appuyer la résistance des militants contre la dictature qui sévissait <span> </span>au Brésil à cette époque. Peut-être en raison de ses origines, SOMA s’associe aisément <span> </span><span> </span>à l’activisme social. Freire a réalisé que le militantisme traditionnel s’articulait à partir des mêmes <span> </span>structures d’exploitation du pouvoir en place qu’il tentait de combattre. En disséquant entre autre les relations de travail et celles de la politique, Freire a vu que le capitalisme s’immisçait et s’immisce encore dans toutes les facettes de nos relations personnelles,</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">SOMA met en évidence un capitalisme intériorisé<span> </span>qui résulte dans notre difficulté contemporaine à être en association, en collaboration, en communauté. Si on peut dire que l’individu est l’outil du changement social, SOMA s’interroge : « Comment pouvons-nous trouver la différence entre <em>l’individuel et le capitalisme individuel </em>? » Dans ce qui suit, j’essaie de dresser les parallèles entre mon expérience personnelle avec SOMA, l’art <span> </span>et l’activisme communautaires.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Freire a développé SOMA en tant que « thérapie anarchiste ». Différent de la thérapie traditionnelle par la parole, il n’y a <span> </span>pas d’« expert » dans le travail SOMA. L’expérience est structurée en deux parties : des propositions (jeux) suivies par la prise de parole et l’écoute. Ces temps sont suggérés par un facilitateur </span><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">(</span><em><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">2)</span></em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">, en ce cas-ci, Jorge Goia, formé par Freire. Cependant, une grande partie de SOMA repose sur l’expérience de l’auto-organisation.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><div class="slideshow">
<div class="slideshow" id="so59_8" style="width:320px; height:240px;">
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<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">L’Histoire de Nos Limites (ou, Nous ne sommes pas aussi fragiles que nous le pensons)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">« Il y a une limite. Nous l’apprenons par l’expérience de notre corps mais une fois apprise cette limite devient un scénario auquel on se conforme. La limite du corps se transforme si vous la mettez à l’épreuve. Quelle forme d’abandon peut-on utiliser pour la tester si nous avons le soutien d’autres personnes ? Quel dépassement peut survenir quand nous sommes en association ? »</span></em><em><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">(3)</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Une proposition est quelque chose mis de l’avant : certains peuvent la <span> </span>prendre tel quel, la transformer, la refuser… une proposition, c’est fluide. Dans le contexte de notre atelier SOMA une proposition est un jeu mis de l’avant par Goia. On m’a demandée en écrivant ceci de ne pas être trop explicite au sujet des jeux proposés car Goia considère que l’expérience SOMA en est une corporelle. En fait, il ne permet généralement pas la documentation photographique ou vidéo des ateliers car l’expérience est tellement directe que la présence des caméras pourrait potentiellement l’influencer négativement. </span><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">(4) </span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Je vais donc tenter de transmettre ma propre expérience plutôt que de décrire le déroulement précis de l’atelier en espérant qu’ainsi nous </span><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">(<em>5)</em> </span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">puissions voir comment le personnel et le politique s’imbrique avec SOMA et l’activisme communautaire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pour donner une idée des propositions, je dirai qu’elles m’ont rappelées les jeux de théâtre auxquels je jouais dans mon enfance. Elles sont axées sur le corps, souvent sans paroles et impliquent généralement des contacts physiques. « Jouer comme un enfant » est une expression clé ici. Goia a parlé du travail avec les enfants et faisait remarquer leur appétit à expérimenter la vie comme nous nous en accordons rarement la chance en tant qu’adulte.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">« Jouez ce qui est bon. Ce qui vous donne du plaisir à jouer, dans l’instant présent. La manière de jouer est celle qui vous fait entrer en relation avec les autres. Quand nous jouons nous sommes dans un état intégré. »</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">En explorant les propositions ou les jeux j’ai commencé à réaliser combien « l’histoire de nos limites » est concrète. Nous avons tous des histoires à notre sujet que nous avons acquises au fil de nos expériences. « Je ne peux pas toucher mes orteils. » <span> </span>« Si je penche plus à l’avant, je vais tomber. » Les histoires de nos limites ne sont pas «  mauvaises » en soi, elles<span> </span>sont <span> </span>des apprentissages qui peuvent être utiles. Cependant, nos histoires deviennent vite des carcans lorsqu’on arrête de les mettre à l’épreuve. Nos limites <em>« changent par le biais de l’expérimentation ». </em>J’y pense comme à une vérification de la réalité. « La dernière fois que j’ai essayé, je ne pouvais pas toucher mes orteils mais je n’ai pas vérifié cette histoire dans ma capacité corporelle depuis un certain temps. » Peut-être en vérifiant cette <span> </span>histoire je trouverai que mes limites corporelles ont changé et qu’en effet je peux toucher mes orteils. Alors la question devient : qu’arriverait-il si je confrontais ces limites <em>en relation </em>? « Combien plus à l’avant puis-je me pencher sans tomber s’il y a quelqu’un pour me soutenir ? » En considérant notre corps comme microcosme, on peut commencer à comprendre que parfois il y a plus de possibilités quand nous collaborons avec d’autres.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">« Où sont les limites qui vivent dans notre corps ? »</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">« Où sont les limites qui vivent dans notre esprit ? »</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ces paroles sont devenues claires pour moi au premier des quatre jours de l’atelier. Je me suis retrouvée dans un exercice où il faut se laisser tomber, ce qui exige une totale confiance dans le groupe pour assurer mon bien-être physique. Je ne peux pas m’y abandonner. L’histoire de mes limites me dit que « tomber de si haut, ça fait mal!» Et même si le groupe doit me rattraper dans ma chute, je n’arrive<span> </span>pas à faire confiance complètement. Après mon tour, le groupe me regarde (c’est vraiment ainsi que je l’ai perçu, non pas des individus qui me regardent mais un groupe comme entité à part entière) et me dit : «Tu devrais le refaire.» Je suis terrifiée, émue aussi. L’offre d’un second tour est imprégnée de gentillesse et de bienveillance. Le groupe n’insiste pas, il m’offre l’opportunité de me dépasser d’une façon que je ne pourrais envisager sans cette aide. « Combien plus facilement je peux tomber si je me permets de croire sincèrement que quelqu’un va me soutenir ? » Quand je me laisse tomber la deuxième fois, je fais l’expérience d’un merveilleux sens du vide à l’instant où je m’abandonne. Je goûte à ce que pourrait ressembler un travail de collaboration en toute confiance. Le genre de liberté que je ressentirais si je me permettais d’être en association, <em>en communauté</em> avec les autres. Si on laisse notre corps physique être un guide pour le corps politique nous pouvons <span> </span>considérer cette expérience et se demander : « Comment le dépassement de nos limites physiques avec l’aide de la communauté peut devenir un dépassement applicable aux limites de l’art et l’activisme communautaires ? »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Encore et encore dans ces jeux, la limite de ma confiance dans mon propre corps et ma confiance dans les autres sont confrontées, misent à l’épreuve. Les propositions sont souvent inconfortables et repoussent les limites de l’intimité, la vulnérabilité et la confiance que nous sommes prêts à mettre à l’épreuve. Parfois, les limites sont atteintes. Parfois des participants se retirent du jeu. Parfois les limites sont repoussées. Le même jeu est joyeux pour certains, pénibles pour d’autres. Peu importe la réaction émotionnelle, les jeux apportent toujours de nouvelles réalisations. Ce sont des expérimentations pour développer des compétences, de nouvelles façons de percevoir et d’entrer en relation avec l’autre. Peut-être qu’en réinventant les relations, nous pourrions commencer à réinventer l’activisme.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Parler (ou Activisme en tant qu’Écoute)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">« Vous n’avez pas besoin de devenir comme les autres pour aller à leur rencontre»</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La deuxième moitié du déroulement de l’atelier SOMA est la parole. À la fin des jeux de la matinée et ceux de l’après-midi, nous nous assoyons en cercle. Le cercle illustre la relation horizontale nécessaire dans l’activation du processus d’auto-organisation. Ici, dans le cercle, nous partageons nos perceptions et nos émotions par rapport aux jeux que nous avons expérimentés. Goia suggère que nous essayons de parler sans interpréter notre expérience. L’interprétation engendre des réponses et ce faisant nous empêche d’accéder à d’autres opportunités. S’il y a<span> </span>« justification »<span> </span>quelque chose se ferme et cela peut empêcher d’explorer de nouvelles possibilités.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Il devient vite évident que le cercle ne fonctionne pas bien dans la discussion. Nous avons l’intention sous-jacente « de ne pas interpréter, de ne pas juger. » Je découvre que ma place dans le cercle ne tient pas à ma réponse aux commentaires des uns et des autres mais plutôt à parler en mon nom et… à écouter complètement et entièrement. Une écoute créatrice, une écoute profonde dans laquelle je ne cherche pas de réponses. Ne pas  « réagir » mais recevoir intégralement. L’écoute est une des principales <span> </span>compétences nécessaires pour cultiver cette relation horizontale dans laquelle personne n’est en charge et où chacun a une voix.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La véritable écoute est si rare dans notre société qu’elle est devenue une denrée monnayable puisque nous devons engager des thérapeutes, en partie, pour  « nous écouter ». Mon intention n’est pas de diaboliser la thérapie comme nous la connaissons au sein de notre environnement capitaliste. Au lieu de cela je veux suggérer l’importance de l’écoute non seulement comme facteur de guérison<span> </span>mais aussi comme moyen de créer une communauté à partir de l’ouverture d’un espace sécuritaire dans lequel nous pouvons partager et écouter sans jugement, sans interprétation. Comment pourrions-nous commencer à transformer notre société par le biais de l’écoute comme forme d’activisme ? En fait, est-ce que l’art communautaire ou l’activisme est possible sans écoute véritable ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Anarchisme (ou Responsabilité + Intégrité)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">D’être physiquement transporter par le groupe sans effort, faire confiance que le groupe prendra soin de mon corps, fut une expérience incroyable. Quand je repense à cela en tant que microcosme et que j’imagine répéter cette expérience avec mon corps politique j’ai soudain des images d’une foule stupide. Ainsi la question devient comment naviguer dans les limites de l’autonomie et du communautaire dans un contexte politique ? Je n’ai pas encore de réponse mais peut-être ai-je l’amorce d’une réponse: Intégrité</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">«Le maximum de risque est une forme de suicide</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Le maximum de sécurité est une forme d’esclavage»</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">SOMA est une forme d’exploration de l’auto-négociation. Une négociation entre aller de l’avant en prenant des risques, en faisant confiance aux autres tout en assurant notre sécurité par l’écoute de notre intégrité individuelle. Cette négociation permet une découverte : constater nos limites, les mettre au défi, <span> </span>porter attention à quel niveau elles sont « présentement » et essayer ainsi de nous dépasser sans tomber dans l’attitude suicidaire. Lentement à mesure que ma hiérarchie sociale intériorisée <span> </span>a commencé à s’effondrer, j’ai découvert peu à peu que l’anarchisme, pour moi, repose sur la responsabilité. <em>Personne n’est en charge et chacun a une voix</em>. Et chacun, dans l’utilisation de cette voix<span> </span>et dans l’écoute de celle des autres, a la responsabilité d’être conscient et de communiquer sa propre nécessité. Ce n’est pas chose facile quand nos limites sont en constante évolution mais quant à moi, si je me laisse guider par mon cœur, l’intégrité n’est jamais bien loin.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Bien sûr, <span> </span>de nombreuses différences ont surgi pendant les jeux et les discussions, toutes catalysées par les seuils de limites variés , la culture et les attentes de chacun des participants. Exactement comme la collaboration en art et en politique les émotions qui génèrent de l’opposition sont présentes Mais en regardant le groupe et moi-même à travers ce nouvel objectif<span> </span>d’auto-organisation, je réalise que j’ai à découvrir de nouvelles façons d’affronter ce que je ne veux pas et ce, au sein des jeux proposés dans l’atelier SOMA et aussi dans la dimension politique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">«<em>Vous ne pouvez pas avoir de collaboration basé sur le sacrifice»</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">SOMA <span> </span>a commencé à me montrer qu’en respectant mes besoins et ceux de chacun des membres du groupe, je respectais soudainement le groupe dans son ensemble. J’étais tout à coup en collaboration, en communauté et en même temps dans l’anarchie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Et tout aussi soudainement j’étais face à face avec une image de l’anarchisme qui était aux antipodes de celle qui me venait en tête auparavant. Pour moi, l’anarchisme n’est plus cette créature sinistre, vêtue de noir, transpirant une sueur rance, les oreilles défoncées par la musique « heavy metal » et qui se fout de tout. L’anarchisme est désormais un être qui écoute qui observe et qui intègre. L’anarchisme n’est pas l’incarnation de la désorganisation. L’idée d’un anarchisme synonyme du  « n’importe quoi » devient peu probable quand je commence à me sentir libre au sein <span> </span>d’un « nous ». Pour être honnête il y a encore une partie de moi qui se sent inconfortable avec le mot « nous ». Inconfortable aussi avec l’idée de m’engager au sein d’une communauté parce que mes expériences antérieures m’apprennent que Communauté sous-tend une Moralité et qu’une Moralité imposée est un début d’Oppression.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">«Le principe d’oppression est quelque chose que vous arrêtez en vous avant d’avoir vérifié la réalité. L’oppression est un auto-exécuteur.</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Historiquement nous avons vu la communauté détruire les individus. Mais maintenant que je commence à développer des compétences pour découvrir de nouvelles façons de faire face à ce que je ne veux pas, je commence à croire qu’il est possible de maintenir mon intégrité dans une communauté. Alors, est-il possible de créer une communauté qui n’étouffe pas l’individualisme ? Comment pouvons-nous former un groupe au sein duquel il y a assez d’espace pour négocier nos besoins ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">L’atelier touche à sa fin (ou, Pas)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">J’hésite à formuler une conclusion à ce texte car mon expérience de l’atelier SOMA n’est toujours pas terminé. Très littéralement cet atelier a provoqué un grand changement dans ma vie, que je continue à expérimenter jusqu’à présent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Alors que je m’apprête à terminer ce texte, je sens qu’il manque un élément essentiel de mon expérience de l’atelier SOMA : la sincérité. La sincérité qui nous ramène non seulement au sens de la responsabilité mais qui, peut-être pour la première fois, nous a <span> </span>permis d’être à l’aise au sein de cette responsabilité désormais dégagée du poids de l’oppression pour faire place à un sentiment libérateur qui nous permet d’entrer en contact avec la communauté.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Je pense qu’il est facile de rester coincé dans les concepts intellectuels associés à SOMA depuis sa création. D’une certaine façon ce texte semble impossible peut-être pour les mêmes raisons que Goia ne permet pas la documentation photographique<span> </span><span> </span>durant les ateliers : SOMA est une expérience <span> </span>qui appartient à chaque individu et que chaque individu expérimente dans son corps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Finalemen,t ce texte n’est qu’un humble effort à explorer un segment d’un concept plus large appelé SOMA. J’espère avoir réussi à partager avec vous une partie de l’immensité des possibles qui s’est ouverte pour moi à l’issu de l’atelier. À la fin, en quittant l’atelier, j’ai découvert que je marchais effectivement <em>vers</em> quelque chose.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Une fin (ou, un Début)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Peu de temps après l’atelier, le mouvement Occupons Montréal explosait dans ma tête et dans mon cœur éclaboussant et remettant en question des choses que je pensais savoir. Pour <span> </span>moi, Occupons Montréal a commencé à germer pendant l’atelier SOMA. Peut-être les paroles de Goia et la présence des participants furent ma façon de commencer à comprendre un « ensemble » élargi, une « unité » qui ne fait pas de place à l’oppresseur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Quelques semaines plus tard une intervention de Danièle Bourque pour Occupons Montréal a suscité une nouvelle compréhension en moi catapultée par cette phrase : « Je me soucie de nous ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Un mois plus tard, la nuit où Occupons Toronto recevait l’ordre d’évacuer les lieux j’étais à la manifestation… à l’écoute. J’ai entendu l’écho et re-écho du microphone humain. Chacun a une voix, personne n’est en charge. Nous répétions les mots en chœur pas parce que nous étions d’accord mais parce que nous avons tous le droit d’être entendu.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Et, comme je restais dans la froidure de la nuit, mes oreilles ont commencé à entendre mon cœur. Comme un feu qui prend de l’ampleur doucement d’abord puis par des crépitements rugissants dans mes oreilles. Le microphone humain de mon cœur a commencé à créer un appel et une réponse saisissant les mots à l’intérieur de mon crâne, m’enseignant ce que j’avais oublié que je savais.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Il n’y a pas d&#8217;« eux ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Il n’y a que « nous ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Je me soucie de nous.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pour D. qui m’a dit : « <em>Sois exactement ce que tu es. C’est la liberté. »</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Traduction : Monique Leclerc </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Photos : Nafissa Virama</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">1</span></em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> Jorge Goia, « SOMA : Les origines et les cheminements d’une expérimentation anarchiste »<em>,</em> écrit pour la brillante publication d’Engrenage Noir/LEVIER : <em>Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs</em>,<span style="text-decoration: underline;"> </span>2011.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">2</span></em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> En tant que facilitateur, je dois laisser aller <span> </span>les choses, ne pas contrôler et créer les opportunités pour la créativité anarchique. C’est un risque car on ne sait jamais ce qui va se passer. Mais même si tout explose,<span> </span>au moins il s’est passé quelque chose.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">3</span></em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> Toutes les citations en italique sont des<span> </span>retranscriptions des notes que j’ai prises sur ce qu’a ditt Goia pendant l’atelier. En tant que telles, elles ne sont pas nécessairement les paroles exactes et elles ont été entremêlées.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">4</span></em><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pour des raisons que je ne connais pas,<a name="_GoBack"></a> Goia a exceptionnellement permis que <span> </span>quelques photos soient prises durant l’atelier. Ce sont les images qui accompagnent ce texte. Néanmoins je fais mention dans mon texte qu’à l’habitude les documents photographiques sont exclus des ateliers. Je pense que cette pratique est tout à fait justifiée.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">5</span></em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> Les mots «nous» sont utilisés dans ce texte pour inclure le plus grand nombre à travers le regard très personnel du «je». Ils sont employés avec sensibilité et abandon.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"><span style="font-size: 7pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></p>
<p><!--more--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>COMPTE-RENDU DE LA PREMIÈRE ACTIVITÉ « POST-LANCEMENT »</title>
		<link>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/5006</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 02:36:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johanne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le premier de trois comptes-rendus des activités «post-lancement» offertes par LEVIER à l&#8217;automne 2011, à la suite du lancement de sa publication, Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs.






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			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0.1pt 0in;"><span style="font-family: Arial; color: black;">Voici le premier de trois comptes-rendus des activit</span><span style="color: black;">é</span><span style="font-family: Arial; color: black;">s </span><span style="color: black;">«</span><span style="font-family: Arial; color: black;">post-lancement</span><span style="color: black;">»</span><span style="font-family: Arial; color: black;"> offertes par LEVIER </span><span style="color: black;">à</span><span style="font-family: Arial; color: black;"> l&#8217;automne 2011, </span><span style="color: black;">à</span> la suite du lancement de sa publication, <a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/publications" target="_self"><em>Célébrer la collaboration. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs</em></a>.</p>
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<p style="margin: 0.1pt 0in;"><em>Photos : Nafissa Virama</em></p>
<p style="margin: 0.1pt 0in;">
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;">VOYAGE AU MÉMORIAL DE L&#8217;HOLOCAUSTE À BERLIN</span></strong><strong><span style="color: black;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;">Performance participative</span><span lang="FR"> </span><span style="font-family: Arial; color: black;">avec Petra Kuppers et Neil Marcus</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; color: black;">9 septembre 2011, à </span><span style="font-family: Arial;">Circuit Est centre chorégraphique</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em><span style="font-family: Arial; color: black;">par Melissa Mollen Dupuis, avec la collaboration d</span><span style="color: black;">’</span><span style="font-family: Arial; color: black;">Am</span><span style="color: black;">é</span><span style="font-family: Arial; color: black;">lie Girard</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><span lang="FR"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><span lang="FR"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">L&#8217;atelier-performance auquel nous avons participé, vendredi soir, le 9 septembre 2011, est issu d’une expérience « d’exclusion » que Petra Kuppers et Neil Marcus ont vécue lors d’une visite au Mémorial de l’holocauste à Berlin. Incroyable mais vrai, cet endroit est inaccessible aux personnes qui se déplacent en chaise roulante. Une poursuite judiciaire a été entamée pour dénoncer cette injustice, mais en vain, les poursuivants ont perdu leur cause. La création de cette performance pour Petra et Neil est en quelque sorte une nouvelle porte d&#8217;entrée au sein de ce mémorial. Une « réplique » qui n&#8217;a toutefois pas comme mission de célébrer les morts tel que le lieu original, mais bien de célébrer la vie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span id="more-5006"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Petra Kuppers et Neil Marcus sont deux activistes reconnus et très engagés dans la culture de la déshabilité. <span style="color: black;">Pour cette première incursion de la fin de semaine dans leur univers, la notion de « déshabilité » a pris une toute autre forme que celle à laquelle on aurait pu s&#8217;attendre. Ce n&#8217;est pas la « chaise roulante » qui incarne cette fois la « barrière » ou la « frontière », mais la forme de nos appréhensions comme membres d’une société qui encourage difficilement l’intrusion de notre propre bulle personnelle. C&#8217;est explicable, j&#8217;imagine, compte tenu du nombre important d&#8217;abus et des histoires individuelles et collectives que plusieurs portent, toutefois cela nous fait également, et ce, plus souvent qu&#8217;autrement, passer à côté de contacts humains privilégiés. Ainsi, l</span>e ton de la soirée est tout de suite donné lorsque l&#8217;on nous demande si on est tous à l’aise d’être touchés. Suis-je à l’aise d’être touchée? À priori, je dois avouer que je n&#8217;étais pas tout à fait à l&#8217;aise d&#8217;être touchée par des étrangers, toutefois, ma curiosité d&#8217;artiste m&#8217;a poussée vers l&#8217;inconnu et l&#8217;intérêt de vivre pleinement cette expérience.<span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; color: black;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Deux volontaires sont appelés, je suis de celle qui aime participer, alors je me lance! Je serai une des deux « grilles d’entrée », en contrôle du flot des gens qui attendent patiemment en file pour entrer. Entrer où? Plutôt, entrer vers qui. Vers Neil qui, assis dans sa chaise, attend. Nous, les « grilles » qui nous faisons face, accueillons les participants entre nos bras, une personne à la fois, et les préparons à passer les grilles. Notre mission : faire sentir aux gens qu’ils sont accueillis aux portes, qu&#8217;ils sont tous les bienvenus. Nous y mettons tout notre cœur, mais timidement. Quelle action est moins encouragée que de toucher une personne à peine rencontrée! J’ai déjà ressenti, comme tout le monde, ce moment où on établissait un contact physique trop tôt dans la relation (main sur l’épaule, bise ou même le simple <em>high five</em>). En début de performance, j’ai ressenti ce malaise, la volonté de participer en opposition aux acquis de société… Je me suis toutefois appliquée dans ma mission, prenant soin de faire attention aux réactions des gens qui se retrouvaient entre « nos grilles ». Il y avait ceux qui essayaient, ceux qui se laissaient aller, ceux qui aimaient, ceux qui supportaient le toucher, ceux qui l’intellectualisaient… Toutefois, il faut préciser que malgré cet espace propice « au toucher », je ne touchais pas les hommes comme je touchais les femmes. Je ne toucherais jamais un enfant comme je touche un adulte, mais surtout je ne me laisserais jamais toucher comme j’aimerais qu’on me touche. Néanmoins, l’espace d’un instant, j’ai vu ce que le respect de ma bulle me faisait perdre et j&#8217;ai ressenti une proximité surprenante avec des personnes qui m&#8217;étaient quelques minutes auparavant inconnues.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Notre société nous amène à ne pas rentrer dans la bulle de l’autre, par respect. Respect des droits. Respect de l’intimité. Respect des limites. Autant de respect permet de créer une société qui croit créer l’équité entre ses membres. Cependant, jamais on ne s’est senti aussi isolés et effrayés du contact physique.<span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">En touchant, j’ai eu le loisir de ressentir cette performance et non seulement de l’analyser. Je dois admettre malgré tout avoir préféré donner que recevoir. Pourquoi? Le contrôle, sans doute.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">En passant les grilles, en prenant Neil dans mes bras et en entendant les mots : « Merci d’être entrée », j’ai retenu mes larmes, alors que j’aurais bien aimé vivre ce moment d’émotion. Pourquoi? Le contrôle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Simple, sécurisant et inhibiteur. Je suis « dressée » au contrôle. Sa perte me place devant la peur de l’inconnu. Cette rencontre m’a obligée à faire face avec l’autre à mes préconceptions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">C&#8217;est sur le ventre de cet « autre », ce même inconnu, que j&#8217;ai déposé ma tête, une fois couchée sur le sol. Nous formions alors une tresse humaine, tous « embriqués » les uns avec les autres. Alors que les dalles de béton étaient détachées les unes des autres au sein du Mémorial de l’holocauste de Berlin, notre performance prenait sens au contraire dans le toucher. Un « toucher » qui ne se limite pas au contact physique, mais qui repose sur un contact beaucoup plus global. Nous étions connectés les uns avec les autres, l&#8217;énergie de l&#8217;un avec celle de l&#8217;autre. Je me suis alors laissée bercer par le souffle de mon voisin. J&#8217;ai lâché prise l&#8217;espace d&#8217;un instant et j&#8217;ai connecté avec cette personne, mais surtout avec moi-même. J&#8217;ai tenté de faire le vide, bien que cela puisse être un exercice très difficile, compte tenu de l’afflux de questionnements qu’a provoqué cet atelier chez la plupart des participants, pour me remplir de l&#8217;énergie du moment présent et de ses rencontres qui prenait naissance sans aucune parole. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><!--more--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><div class="slideshow">
<div class="slideshow" id="so53_13" style="width:320px; height:240px;">
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em>Photos : Nafissa Virama</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span lang="FR"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><!--more--><strong><span style="font-family: Arial;">ACCESSIBILITÉ RADICALE : QUESTIONS POUR VOYAGEURS SOMATIQUES </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial;">Atelier avec Petra Kuppers et Neil Marcus</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; color: black;">10 septembre 2011, à </span><span style="font-family: Arial;">Circuit Est centre chorégraphique</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><em><span style="font-family: Arial;">par Melissa Mollen Dupuis</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><!--more--><span style="font-family: Arial;">Selon le Larousse</span><span lang="FR"> </span><span style="font-family: Arial;">: </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Arial;">Soma</span></strong><span style="font-family: Arial;">, nom masculin</span> (du grec<span lang="FR"> </span><em><span style="font-family: Arial;">s</span></em><em><span lang="FR">ô</span></em><em><span style="font-family: Arial;">ma,</span></em><em><span lang="FR"> </span></em><span style="font-family: Arial;">corps)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><span> </span></span><span lang="FR">•</span><span style="font-family: Arial;"><span> </span>Ensemble de cellules qui constituent la masse du corps, </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> l&#8217;exclusion des cellules sexuelles, ou germen. (La distinction entre germen et soma est due </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> August Weismann.)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>Somatique</strong>, adjectif</span> (du grec<span lang="FR"> </span><em><span style="font-family: Arial;">s</span></em><em><span lang="FR">ô</span></em><em><span style="font-family: Arial;">matikos,</span></em><em><span lang="FR"> </span></em><span style="font-family: Arial;">de</span><span lang="FR"> </span><em><span style="font-family: Arial;">s</span></em><em><span lang="FR">ô</span></em><em><span style="font-family: Arial;">ma, -atos,</span></em><em><span lang="FR"> </span></em><span style="font-family: Arial;">corps)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><span> </span></span><span lang="FR">•</span><span style="font-family: Arial;"><span> </span>Relatif au</span><span lang="FR"> </span><span style="font-family: Arial; color: #00000a;">soma</span><span style="font-family: Arial;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><span> </span></span><span lang="FR">•</span><span style="font-family: Arial;"><span> </span>Qui se rapporte au corps.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.75pt; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.75pt; line-height: 150%;"><strong><span style="font-family: Arial;">Somatique sociale</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR">…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Le corps social</span><span lang="FR">…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">L</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">approche la plus concr</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">te que j</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">ai vu de la somatique sociale est celle qui est incorpor</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e dans le traitement des patients canc</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">reux en lien avec leur traitement. Il est clairement </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tabli qu</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">en plus des aspects physiques et </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">motionnels, l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">aspect social est aussi directement en lien avec le bien-</span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">tre du patient. L</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">instabilit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> qu</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">am</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">ne le cancer a des impacts directs sur le traitement de la douleur chez le patient. L</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">ins</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">curit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">, </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> tous ces niveaux (physique, </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">motionnelle ou sociale) influe sur la tol</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">rance </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> la douleur du patient.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Selon la description de l</span><span lang="FR">’é</span><span style="font-family: Arial;">v</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">nement</span><span lang="FR"> </span><span style="font-family: Arial;">:</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><span> </span></span><span lang="FR">«</span><span style="font-family: Arial;"> Ensemble, nous envisagerons ce qu</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">une accessibilit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> radicale peut signifier. Que devons-nous investir pour </span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">tre disponibles </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> partager l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">espace et le temps avec compassion ? Nous ferons appel </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> des exercices somatiques et au jeu pour entrer dans les zones limites entre mots et corps, organes de discours et organes de sensation, pour explorer nos protections et nos processus de d</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">sintoxication. Pr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">parez-vous </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> bouger de fa</span><span lang="FR">ç</span><span style="font-family: Arial;">ons qui vous sont sp</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">cifiques, </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">crire, </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> vous appuyer les uns sur les autres et </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">couter les petits sons de la vie. </span><span lang="FR">»</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">La somatique sociale a des impacts sur nous, humains gr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">gaires, en ce qu</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">il nous est impossible d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">agir comme </span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">tres sociaux sans qu</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">il n</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">y ait interaction ou diminution de cette interaction. Tous les jours, nous vivons un ballet somatique quotidien qui cherche </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> nous faire </span><span lang="FR">« </span><span style="font-family: Arial;">agir</span><span lang="FR"> »</span><span style="font-family: Arial;"> en soci</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">t</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">. </span><span lang="FR">« </span><span style="font-family: Arial;">Agir</span><span lang="FR"> »</span><span style="font-family: Arial;"> soit par action soit par inaction.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Par action</span><span lang="FR"> </span><span style="font-family: Arial;">: Prendre le m</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tro, </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">viter de toucher la personne pr</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">s de nous, saluer en donnant la main</span><span lang="FR">…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Par inaction</span><span lang="FR"> </span><span style="font-family: Arial;">: Ignorer les sans-abris, rester immobile lors de l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">embarquement de passagers les for</span><span lang="FR">ç</span><span style="font-family: Arial;">ant </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> nous </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">viter,<span> </span>ne pas c</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">der son banc dans le bus</span><span lang="FR">…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Toutes ces actions et inactions ont un impact ou une r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">percussion sur l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">autre qui partage notre ballet somatique, que ce soit direct ou indirect, sensible ou insensible.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Lors de la journ</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e de r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">flexion sur le sujet, nos deux formateurs/performateurs, Petra et Neil, nous re-pr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">sentent l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">id</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e de la performance somatique sociale. Cependant, le groupe est modifi</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">, certains nouveaux visages et d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">autres pr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">sents la veille. L</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">approche aussi sera diff</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">rente, moins dans le ressenti et plus dans le per</span><span lang="FR">ç</span><span style="font-family: Arial;">u. La mise en contexte de l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">activit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> se fait encore dans un total respect du participant et de ses limites personnelles. La seule diff</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">rence est que l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">approche est beaucoup plus ancr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e dans la participation intellectuelle que la participation </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">motionnelle et sensorielle de la veille. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Quand, la vieille, nous participions </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> la performance <em>Voyage au M</em></span><em><span lang="FR">é</span></em><em><span style="font-family: Arial;">morial</span></em><span style="font-family: Arial;">, tout n</span><span lang="FR">’é</span><span style="font-family: Arial;">tait que sensation et sensualit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">, m</span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">me si nous refl</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">chissions personnellement sur l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">exp</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">rience v</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">cue.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Pour ce qui est de l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">activit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> pr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">sente, je voyais plut</span><span lang="FR">ô</span><span style="font-family: Arial;">t une activit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> pour refl</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">chir sur comment associer la somatique </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> une pratique artistique. Elle </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tait plus structur</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e autour de la r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">flexion que de l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">action. Les </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">changes qui y eurent lieu </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">taient riches et emprunts d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">authenticit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">. La vari</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">t</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> des gens pr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">sents laissait une grande possibilit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> pour un </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">change intellectuel vari</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> et inspir</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> du quotidien de l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">artiste et du participant. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Une des activit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">s les plus int</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">ressantes de la journ</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e f</span><span lang="FR">û</span><span style="font-family: Arial;">t un </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">change entre participants qui e</span><span lang="FR">û</span><span style="font-family: Arial;">t lieu </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> la fin de la journ</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e. Le groupe f</span><span lang="FR">û</span><span style="font-family: Arial;">t scind</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> en sous-groupes, chacun ayant pour but de cr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">er une activit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> </span><span lang="FR">« </span><span style="font-family: Arial;">somatique </span><span lang="FR">»</span><span style="font-family: Arial;"> pour permettre la participation guid</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">un groupe. De tr</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">s belles actions en sont issues, telle que celle o</span><span lang="FR">ù</span><span style="font-family: Arial;"> trois personnes en cercle, les yeux ferm</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">s, se touchaient au m</span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">me endroit, le toucher </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tant modifi</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> par la personne fatigu</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e ou int</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">ress</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">e par un toucher particulier, les deux autres r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">pondant alors au changement. La chor</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">graphie du mouvement </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tait harmonieuse et fonctionnelle. D</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">autres approches, incluant la danse, le conte et la respiration furent exp</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">riment</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">s. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Cette exp</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">rience f</span><span lang="FR">û</span><span style="font-family: Arial;">t tr</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">s concluante, en soi elle permettait d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">approfondir la notion de somatique et somatique sociale, ce qui devrait </span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">tre un atelier obligatoire pour tout artiste utilisant la performance comme m</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">dium. Le </span><span lang="FR">« </span><span style="font-family: Arial;">non artiste</span><span lang="FR"> »</span><span style="font-family: Arial;"> aussi trouve son compte, l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">approche de Petra et Neil, dans cet aura de confiance et confort </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tabli au tout d</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">but de la rencontre, permet au participant d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">oser l</span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> ou il ne le ferait pas habituellement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Ma seule r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">serve, cependant, serait que les deux ateliers aillent main dans la main, elles devraient </span><span lang="FR">ê</span><span style="font-family: Arial;">tre indissociables l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">une de l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">autre. Les deux exp</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">riences, celle du <em>M</em></span><em><span lang="FR">é</span></em><em><span style="font-family: Arial;">morial</span></em><span style="font-family: Arial;"> et celle du <em>Voyage somatique</em>, sont compl</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">mentaires. Elles forment un mariage entre le lyrique et le technique, la sensation et la r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">flexion, la cr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">ation et la participation</span><span lang="FR">…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Il faut aussi varier les formes, car il est important</span><span style="font-family: Helvetica;"> d&#8217;être à l&#8217;affût des changements qu&#8217;il faut appliquer à la performance, en grande partie à cause des expériences et du parcours personnel de chaque individu présent. </span><span style="font-family: Arial;">Chaque personne apporte </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> la performance et </span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;"> l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">atelier son histoire, son bagage, ses valeurs, ses contraintes, ses pr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">jug</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">s, ses craintes</span><span lang="FR">…</span><span style="font-family: Arial;"> Il en va donc de la responsabilit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> du performeur de trouver le moyen d</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">associer tous ces </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">l</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">ments ensemble pour cr</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">er une unit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> fonctionnelle. La r</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">ponse du participant lui appartenant compl</span><span lang="FR">è</span><span style="font-family: Arial;">tement, sa seule responsabilit</span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;"> </span><span lang="FR">é</span><span style="font-family: Arial;">tant d</span><span lang="FR">’ê</span><span style="font-family: Arial;">tre l</span><span lang="FR">à</span><span style="font-family: Arial;">, dans l</span><span lang="FR">’</span><span style="font-family: Arial;">espace</span><span lang="FR">…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><!--more--><em>Photos prises lors d&#8217;une action extérieure réalisée pendant l&#8217;atelier, pour souligner la Journée mondiale de l&#8217;alimentation (photos : Johanne Chagnon)</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><div class="slideshow">
<div class="slideshow" id="so54_14" style="width:320px; height:240px;">
<p>The <a href="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer">Flash Player</a> and <a href="http://www.mozilla.com/firefox/">a browser with Javascript support</a> are needed..</p>
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<p><!--more--></p>
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		<item>
		<title>ACTIVITÉS « POST-LANCEMENT » -  AUTOMNE 2011 </title>
		<link>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4959</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 18:42:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johanne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publication]]></category>

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		<description><![CDATA[À la suite du lancement de sa publication, à la fin juin,
CÉLÉBRER LA COLLABORATION. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs 
Engrenage Noir / LEVIER poursuit les célébrations en offrant à l&#8217;automne 2011 trois séries d&#8217;ateliers liés au contenu du livre, donnés par des personnes ayant collaboré avec LEVIER au cours des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À la suite du lancement de sa publication, à la fin juin,</p>
<p><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/publications" target="_self"><strong></strong></a><strong><a href="www.engrenagenoir.ca/blog/publications" target="_blank">CÉLÉBRER LA COLLABORATION. Art communautaire et art activiste humaniste au Québec et ailleurs</a> </strong></p>
<p>Engrenage Noir / LEVIER poursuit les célébrations en offrant à l&#8217;automne 2011 trois séries d&#8217;ateliers liés au contenu du livre, donnés par des personnes ayant collaboré avec LEVIER au cours des années.</p>
<p><em><strong>Ces ateliers sont offerts gratuitement, mais le nombre de places est limité.</strong></em></p>
<p><em><strong><a href="mailto:levier@engrenagenoir.ca" target="_blank">Veuillez vous inscrire en indiquant votre ou vos choix</a></strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em></p>
<p><span id="more-4959"></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>ATELIERS OFFERTS PAR PETRA KUPPERS ET NEIL MARCUS</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Voyage au Mémorial de l&#8217;Holocauste à Berlin</strong></em></p>
<p style="text-align: center;">Vendredi, le 9 septembre 2011</p>
<p style="text-align: center;">18h – 21 h</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Accessibilité radicale : Questions collectives pour voyageurs somatiques</strong></em></p>
<p style="text-align: center;">Samedi, 10 septembre 2011</p>
<p style="text-align: center;">10h – 16 h</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>ATELIERS OFFERTS PAR JORGE GOIA</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Soma – un laboratoire anarchiste</strong></em></p>
<p style="text-align: center;">Les 6, 7, 8 et 9 octobre</p>
<p style="text-align: center;">10h – 18h chaque jour</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>ATELIERS OFFERTS PAR JUDY RINGER</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Créativité collective et collaboration : manifester, célébrer et transformer l&#8217;énergie</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">11, 12 et 13 novembre 2011</p>
<p style="text-align: center;">(vendredi : 16 - 18:30 h; samedi : 9 - 16 h; Dimanche : 10 – 15h)</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/invitation-post-lancement2.pdf" target="_blank">Pour plus de détails sur ces ateliers</a></strong></span></p>
<p><em>Johanne Chagnon et Devora Neumark</em></p>
<p><!--more--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Couvert sur Place - Parc de l’Esplanade&#8221;  par Nicole Fournier </title>
		<link>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4940</link>
		<comments>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4940#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 17:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pour un monde sans pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[La traduction française de ce texte n&#8217;est pas disponible pour l&#8217;instant&#8230;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La traduction française de ce texte n&#8217;est pas disponible pour l&#8217;instant&#8230;<span id="more-4940"></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bateau canadien pour Gaza - Ensemble, brisons le blocus de Gaza!  Soirée bénéfice du bateau pour Gaza </title>
		<link>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4904</link>
		<comments>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4904#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 15:32:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Événements]]></category>

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		<description><![CDATA[Une soirée extraordinaire! 450 billets vendus! 325 personnes présentes! Et un objectif dépassé!
À la fin juin, la Flottille de la Liberté II  prendra la mer afin d&#8217;aller porter de l&#8217;aide humanitaire à la population vivant  dans la bande de Gaza. En plus de livrer des médicaments, des articles scolaires, de la nourriture, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une soirée extraordinaire! 450 billets vendus! 325 personnes présentes! Et un objectif dépassé!</p>
<p>À la fin juin, la Flottille de la Liberté II  prendra la mer afin d&#8217;aller porter de l&#8217;aide humanitaire à la population vivant  dans la bande de Gaza. En plus de livrer des médicaments, des articles scolaires, de la nourriture, le Bateau canadien pour Gaza tentera de briser le blocus israélien imposé à Gaza depuis 4 ans.</p>
<p>Engrenage Noir / LEVIER a permis au Bateau canadien pour Gaza de mettre de l&#8217;art au cœur de notre solidarité avec les Gazaouis par différents moyens : sculpture d&#8217;un bateau, confection d&#8217;une banderole collective, art postal, et performances.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/bateau.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-4913" title="bateau" src="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/bateau.png" alt="" width="58" height="73" /></a></p>
<p><span id="more-4904"></span></p>
<p>C&#8217;est dans cette foulée que le 3 juin avait lieu, à Montréal, une soirée bénéfice pour amasser des fonds pour le Bateau canadien pour Gaza. Les objectifs étaient fort ambitieux : ramasser 10 000$ dans le cadre d&#8217;une soirée karaoké&#8230; Cet objectif a non seulement été atteint, mais a même été dépassé car c&#8217;est plus de 13 500$ qui ont été ramassés lors de cette soirée haute en couleur!</p>
<p>Christine Atallah, une chanteuse libanaise, a ouvert le spectacle. Tôt dans la soirée, le plancher de danse s&#8217;est enflammé au rythme des prestations des chanteurs et chanteuses en herbe, dont celles de Raymond Gravel, de Nancy Neamtan et d&#8217;Amir Khadir, le député au déhanchement incertain, qui nous a offert « do you do you St-Tropez » au micro! Et les gens ont participé d&#8217;une façon enthousiaste à l&#8217;atmosphère de la soirée en prenant le micro à tour de rôle.</p>
<p>Parallèlement aux prestations vocales, les personnes étaient également invitée à s&#8217;initier à l&#8217;art postal en confectionnant une carte postale visant à signifier leur appui au bateau pour Gaza. Les quelques quatre-vingts (80) cartes contenant des messages de solidarité, de paix et de justice seront  envoyées à Stephen Harper. De plus, une magnifique banderole de douze (12) pieds a été réalisée et colorée par tous ceux et celles qui le désiraient sous les directives de Claude Majeau, Émilie Tremblay, Véronique Dufour et Catherine Bernier-Beauchamp. Cette bannière fera partie du voyage à bord du Tahrir.</p>
<p>Un bateau sculpté par Daniel-Jean Primeau décorait la salle et nous rappelait pourquoi nous étions là. Ce bateau sera utilisé lors d&#8217;événements médiatiques.</p>
<p>Bref, il ressort de cette soirée que les QuébécoisEs, de toutes origines confondues, sont plus que jamais mobiliséEs pour que la justice et la paix soient faites en Palestine. C&#8217;est ce message d&#8217;espoir et de solidarité que nous livrerons au peuple de Gaza.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/christine-atallah.png"><div class="slideshow">
<div class="slideshow" id="so51_16" style="width:320px; height:240px;">
<p>The <a href="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer">Flash Player</a> and <a href="http://www.mozilla.com/firefox/">a browser with Javascript support</a> are needed..</p>
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</script></a></p>
<p><!--more--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rôle des prisons et les alternatives possibles  Dernière table-ronde de l&#8217;ExpoAgir- art des femmes en prison </title>
		<link>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4786</link>
		<comments>http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4786#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 17:43:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir par l'imAGinaIRe]]></category>

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		<description><![CDATA[Offrir à l&#8217;audience de nouvelles perspectives sur notre recours à l&#8217;incarcération et souligner l&#8217;importance de réfléchir, en tant que société, sur les alternatives possibles.
Jeudi, le 16 juin 2011
19h00-22h00
Galerie Eastern Bloc
7240 Clark, 2ième étage
!!! Attention : l&#8217;exposition se termine jeudi le 16 juin 2011 à 18h45 !!!
INVITÉS - 
Marion Vacheret- Professeure agrégée à l&#8217;école de criminologie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Offrir à l&#8217;audience de nouvelles perspectives sur notre recours à l&#8217;incarcération et souligner l&#8217;importance de réfléchir, en tant que société, sur les alternatives possibles.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Jeudi, le 16 juin 2011</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>19h00-22h00</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Galerie Eastern Bloc</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>7240 Clark, 2ième étage</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>!!! Attention : l&#8217;exposition se termine jeudi le 16 juin 2011 à 18h45 !!!</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-4786"></span>INVITÉS -<strong> </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Marion Vacheret-</strong> Professeure agrégée à l&#8217;école de criminologie de l&#8217;Université de Montréal, Marion Vacheret réfléchit sur l&#8217;échec du modèle sur lequel nous avons pensé les prisons dans les 30 dernières années, axées sur la gestion du risque des personnes judiciarisées.</p>
<p style="text-align: left;"><strong> Kim Pate-</strong> Directrice générale de l&#8217;Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry et professeure à la Faculté de Droit de l&#8217;Université d&#8217;Ottawa, Kim Pate milite depuis 25 ans pour la justice sociale.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Justin Piché- </strong> Doctorant au sein du département de sociologie et d&#8217;anthropologie à l&#8217;Université de Carleton, Justin Piché s&#8217;intéresse aux coûts de l&#8217;incarcération versus celui des alternatives possibles.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Invitée anonyme-</strong> Ayant purgé une longue sentence, cette invitée anonyme, qui a travaillé plus de douze ans dans la relation d&#8217;aide, éclaircira comment l&#8217;incarcération affecte une vie et exposera sa vision sur les alternatives possibles.</p>
<p>ANIMATRICE -</p>
<p><strong>Anne Lagace Dowson-</strong> Née à Toronto (Ontario), Anne Lagace Dowson est une journaliste de radio qui a longtemps animé l&#8217;émission quotidienne Radio Noon à CBC diffusé au Québec. Elle détient une maîtrise en Études canadiennes et s&#8217;implique sur la scène culturelle, plus particulièrement dans le milieu de la littérature. Elle a animé plusieurs débats et tables rondes en lien avec les arts. En 2008, elle a été candidate pour le Parti NPD dans la circonscription Westmount - Ville Marie.</p>
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		<title>L’art engagé contre l’exploitation sexuelle commerciale lors du Tribunal populaire de la CLES -  Par Edwige Affaa et Sandrine Ricci -  Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) </title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 20:02:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Événements]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans ses actions aussi bien que dans sa vie associative, la Concertation des luttes contre l&#8217;exploitation sexuelle(CLES) accorde une place importante à l&#8217;art et à la créativité. Autant mettre fin à l&#8217;exploitation sexuelle est au cœur du message de la CLES, autant la liberté d&#8217;exprimer cette mission d&#8217;une manière créative et originale constitue une spécificité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ses actions aussi bien que dans sa vie associative, la <a href="http://www.lacles.org/" target="_blank">Concertation des luttes contre l&#8217;exploitation sexuelle</a>(CLES) accorde une place importante à l&#8217;art et à la créativité. Autant mettre fin à l&#8217;exploitation sexuelle est au cœur du message de la CLES, autant la liberté d&#8217;exprimer cette mission d&#8217;une manière créative et originale constitue une spécificité de la CLES. C&#8217;est dans cette optique que Marie, une survivante de l&#8217;industrie du sexe et travailleuse à la CLES, a présenté le slam « J&#8217;ai pas choisi ! » (voir vidéo), lors du <a href="http://www.lacles.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=261:programmation-du-tribunal&amp;catid=2:actualite" target="_blank">Tribunal populaire sur l&#8217;exploitation sexuelle commerciale</a> qu&#8217;a mis sur pied la CLES du 18 au 20 mars 2011 à l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM).</p>
<p><span id="more-4760"></span></p>
<p>À travers une démarche artistique engagée, cet évènement a permis à plusieurs femmes de dénoncer les violences sexuelles, physiques et psychologiques subies par les femmes exploitées par l&#8217;industrie du sexe. Ces violences étant parmi les plus banalisées, il est rare que l&#8217;on en parle et qu&#8217;elles soient dénoncées. C&#8217;est ce silence complice, ce tabou, que souhaitaient briser le slam de Marie, tout comme le sketch théâtral « À la défense du Pimp et du client ?$ !» ou certaines pièces de l&#8217;exposition Les draps parlent, autant de manifestations artistiques présentées dans le cadre du Tribunal populaire sur l&#8217;exploitation sexuelle commerciale.</p>
<p>« J&#8217;ai pas choisi ! » se fait l&#8217;écho des témoignages de plusieurs survivantes qui ont rendu compte, lors du Tribunal populaire, de la violence  vécue par les femmes aux prises avec l&#8217;industrie du sexe et des obstacles rencontrés pour s&#8217;en sortir. À l&#8217;instar du Manifeste des survivantes pour un monde sans prostitution lancé lors du Tribunal populaire, le slam nous rappelle que la prostitution est une entrave à la dignité et à l&#8217;égalité entre les femmes et les hommes, et ne saurait relever d&#8217;un choix. Les auteures du Manifeste ont d&#8217;ailleurs clairement exprimé qu&#8217;elles n&#8217;ont pas « choisi » d&#8217;entrer dans l&#8217;industrie du sexe, que c&#8217;est plutôt celle-ci qui les a choisies « en se servant, entre autres, de [leur] pauvreté, de [leurs] passés empreints d&#8217;agressions sexuelles, des proxénètes qui ont su deviner et profiter de [leurs] vulnérabilités et des hommes qui, en toute impunité et avec l&#8217;accord de la société canadienne, [les] ont achetées ».</p>
<p>La réalité de l&#8217;exploitation sexuelle est partout, dans nos villes, nos écoles et nos vies. Elle touche une amie, une sœur, une collègue. Mais, qu&#8217;est-ce que l&#8217;exploitation sexuelle commerciale ? Ce n&#8217;est pas une idée, c&#8217;est une réalité ! C&#8217;est l&#8217;utilisation du corps d&#8217;une femme pour l&#8217;avantage sexuel d&#8217;un homme qui donne de l&#8217;argent. Pour reprendre les mots crus d&#8217;Ana Popovic, travailleuse à la CLES, ce sont des mains qui nous tripotent, des yeux qui nous regardent et nous méprisent, des mots qui nous blessent. C&#8217;est l&#8217;obligation de satisfaire sexuellement les hommes qui payent et d&#8217;être performante. La majorité des personnes sexuellement exploitées sont des femmes et des filles. Pourtant, on en parle peu et encore moins comme une violence perpétrée à l&#8217;encontre des femmes.</p>
<p>Pendant la fin de semaine qu&#8217;a duré le Tribunal populaire, ce sont environ 200 personnes qui ont décidé de briser le silence. Elles ont pris part  aux discussions et passé à la loupe les impacts de l&#8217;industrie du sexe sur les femmes et l&#8217;ensemble de la société. Les participantEs se sont particulièrement intéressées à l&#8217;exploitation sexuelle des femmes autochtones. Suite aux différentes présentations de survivantes, de militantes et de chercheures, le jury a formulé des chefs d&#8217;accusations relatifs à différents phénomènes liés à l&#8217;exploitation sexuelle commerciale, tels que la mondialisation, le racisme, l&#8217;utilisation de la sexualité des lesbiennes, les agressions sexuelles, la prostitution juvénile ou la traite. Des mises en accusations et des recommandations particulières ont été formulées pour mettre fin au féminicide des Autochtones dont est complice l&#8217;industrie du sexe. Enfin, le jury a exigé des hommes de faire de meilleurs choix, de ne pas tuer, de ne pas acheter de femmes ni d&#8217;enfants et de ne pas consommer la pornographie.</p>
<p>La CLES continue son combat contre la violence subie par les femmes dans l&#8217;industrie du sexe. À venir : Cartographie de la chair dans un monde globalisé ou Les draps parlent/ GLOBAL FLESH MAPPING/La resistencia de las mujeres, une exposition interactive réalisée en collaboration avec le Vancouver Rape Relief and Women&#8217;s Shelter, pour le <a href="http://www.mondesdesfemmes.ca/communiqu%C3%A9-nouveau-cercle-de-leadership-des-femmes-autochtones-va-guider-un-congr%C3%A8s-international" target="_blank">11e Congrès international Mondes des femmes</a> qui se tiendra à Ottawa du 3 au 7 juillet 2011.</p>
<p><a href="http://www.engrenagenoir.ca/levier/archives/4760"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a><!--more--></p>
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		<title>Chants de deuil, Chants de vie&#8230;  Projet de création artistique entre Ingoma Nshya- Initiatives féminines et Odaya </title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 19:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Chants de deuil, Chants de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la poursuite de ses objectifs de lutte à la pauvreté, LEVIER est engagé depuis 2008 dans une démarche pour faire venir Ingoma Nshya- Initiatives féminines au Québec. C&#8217;est maintenant officiel, cette troupe de femmes percussionnistes rwandaises sera à Montréal au mois de mai 2012. Elles profiteront notamment de leur séjour d&#8217;une quinzaine de jours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la poursuite de ses objectifs de lutte à la pauvreté, LEVIER est engagé depuis 2008 dans une démarche pour faire venir Ingoma Nshya- Initiatives féminines au Québec. C&#8217;est maintenant officiel, cette troupe de femmes percussionnistes rwandaises sera à Montréal au mois de mai 2012. Elles profiteront notamment de leur séjour d&#8217;une quinzaine de jours (30 avril au 15 mai 2012) pour présenter le fruit d&#8217;une collaboration unique et engagée avec la troupe Odaya. Le partage de leur talent, de leur savoir et de leur expérience vise à la fois de confronter les causes systémiques de la pauvreté par la création artistique ainsi que d&#8217;établir des rencontres interculturelles sincères, durables et inspirantes.</p>
<p><span id="more-4732"></span></p>
<p><strong>Ingoma Nshya- </strong></p>
<p>En 2004 s&#8217;est formée la première troupe de femmes tambourinaires du Rwanda. Alors qu&#8217;il était reconnu traditionnellement que seuls les hommes pouvaient jouer de la percussion, ces femmes ont choisi d&#8217;explorer des espaces inconnus, de relever de nouveaux défis et de se donner une voix, individuelle et collective, par le biais des tambours (Ingoma).</p>
<p>En plus de leur offrir l&#8217;opportunité de réapprendre l&#8217;art de vivre ensemble et d&#8217;encourager leur processus de guérison suite au génocide de 1994, ce projet est aussi un levier de croissance financière pour ces survivantes qui sont devenues veuves pour une grande majorité d&#8217;entre elles. Les tambours supportent donc une renaissance qui est à la fois personnelle, collective, économique et culturelle.
</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/ingoma-1.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-medium wp-image-4881" title="ingoma-1" src="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/ingoma-1-300x194.jpg" alt="" width="214" height="138" /></a></p>
<p><strong>Odaya-</strong></p>
<p>Odaya est un groupe de jeunes femmes tambourinaires dynamiques, engagées et créatives qui proviennent de diverses nations autochtones du Canada. Animée par des valeurs de partage et de compassion ainsi que par le désir de recevoir des enseignements traditionnels sur le tambour pour mieux connaître leurs cultures et leurs chants, la formation est née suite à une rencontre au sein de l&#8217;organisation Femmes Autochtones du Québec au mois de janvier 2007.</p>
<p>Leur vision est de créer, de chanter et de célébrer la richesse de leurs cultures, tout en appuyant divers projets et événements d&#8217;ordre social, culturel et artistique qui visent à promouvoir plus spécifiquement les droits des femmes et des peuples autochtones.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/odaya-3.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-medium wp-image-4882" title="odaya-3" src="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/07/odaya-3-300x201.jpg" alt="" width="212" height="141" /></a></p>
<p><strong>Résidence et prestations -</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Pour l&#8217;occasion, les prestations incluront 13 femmes avec 13 tambours - 8 de la formation Ingoma Nshya- Initiatives féminines et 5 de la formation Odaya. Chaque groupe effectuera préalablement une recherche sur les chants de deuil et de célébration de la vie afin de les partager lors de leur rencontre. Une visite de trois jours dans une communauté attikamek (2-4 mais 2012) ainsi que quelques visites dans la communauté rwandaise (avant la venue d&#8217;Ingoma et le 13 mai 2012) approfondiront et consolideront les connaissances sur l&#8217;héritage culturel du second groupe. Leur résidence artistique (5-9 mai 2012) fera ensuite le pont entre leur deux univers par le biais d&#8217;une création collective qui sera diffusée à la <a href="http://www.accesculture.com/emplacement/maisondelaculturefrontenac" target="_blank">Maison de la culture Frontenac</a> (10 mai 2012) et au <a href="http://www.m-a-i.qc.ca/" target="_blank">MAI</a> (11-12 mai 2012).</p>
<p>Ce projet s&#8217;inscrit au sein d&#8217;un dialogue entre la tradition et la contemporanéité. Leur démarche leur permettra notamment de questionner la société et de s&#8217;y positionner dans une perspective de durée. En d&#8217;autres termes, de donner du sens à l&#8217;avenir, « à demain ». Leur processus de création puisera ainsi son inspiration dans leurs cultures, leurs vécus, leurs histoires, leurs rencontres, leurs imaginaires, leurs rêves et leurs espoirs.</p>
<p><strong>Atelier/discussion -</strong></p>
<p>Les femmes d&#8217;Ingoma Nshya partageront leur talent, leur savoir, leur démarche et leur expérience avec la communauté artistique et les intervenants culturels engagés de Montréal. Cet atelier (14 mai 2012) qui se déroulera à la <a href="http://www.maison2lafrique.com/#" target="_blank">Maison de l&#8217;Afrique</a> laissera un espace pour la formation et l&#8217;exploration artistiques, mais également pour la réflexion sur le rôle du processus de création artistique comme levier économique, social et culturel d&#8217;une communauté. La responsabilité et l&#8217;engagement des artistes et travailleurs culturels dans cette démarche sera également un thème discuté.</p>
<p><strong>Partenaires -</strong></p>
<p>Bien que l&#8217;organisation et le financement du séjour reposent principalement sur LEVIER, la présence de partenariats est néanmoins primordiale pour la réussite du projet. C&#8217;est ainsi que la Maison de l&#8217;Afrique, <a href="http://www.amities-cr.org/" target="_blank">Amitiés Canada-Rwanda</a>, <a href="http://www.onishka.org/" target="_blank">Onishka</a> et <a href="http://asac.concordia.ca/" target="_blank">African Students&#8217; Association of Concordia</a> ont déjà accepté d&#8217;être partenaires de cette belle aventure.</p>
<p>LEVIER est fier de collaborer à un projet artistique professionnel qui repousse les frontières de l&#8217;esthétique, qui donne l&#8217;opportunité à des femmes artistes de s&#8217;affirmer par la musique et qui supporte un processus d&#8217;épanouissement personnel, collectif, social, économique et culturel. Conformément à ses objectifs, ce projet permettra d&#8217;une part de renforcer la création d&#8217;un réseautage entre les artistes et les travailleurs culturels qui s&#8217;impliquent dans la lutte à la pauvreté. D&#8217;autre part, ce sera l&#8217;occasion d&#8217;offrir aux praticiens l&#8217;exemple d&#8217;un projet qui a un impact concret sur la réalité d&#8217;une collectivité. Finalement, ce projet permettra d&#8217;approfondir la réflexion sur le rôle de l&#8217;art comme moteur de changement social et enrichira le milieu artistique professionnel local.</p>
<p><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/06/ingoma-1.jpg"></a><!--more--></p>
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		<title>Exposition -  Donner une deuxième chance </title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 14:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Donner une deuxième chance]]></category>

		<category><![CDATA[Art Entr'Elles]]></category>

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		<description><![CDATA[
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/06/exposition-art-entrelles1-200x300.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-medium wp-image-4716" title="exposition-art-entrelles" src="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/06/exposition-art-entrelles-200x300.jpg" alt="" /></a><a href="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/06/expo-contenu.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4839" title="expo-contenu" src="http://www.engrenagenoir.ca/blog/wp-content/uploads/2011/06/expo-contenu-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></p>
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